mardi 8 avril 2014

Niveau de vie et inégalités au niveau de la commune : savoir et agir

Source : Observatoire des inégalités

Testez le niveau des revenus et des inégalités avec l’application de l’Observatoire des inégalités, du Compas et de la Gazette des communes.

http://www.comparateurterritoires.fr/


Que peuvent faire les communes contre les inégalités ?
Lire l'article

Les communes peuvent-elle réduire les inégalités ? Leurs moyens sont modestes en comparaison de ceux de l’Etat ou de la protection sociale, et les élus locaux n’ont pas les coudées franches sur leurs budgets. Néanmoins, la proximité et la relation presque quotidienne des services municipaux avec leurs concitoyens sont des atouts. Noam Leandri et Vivien Roussez de l’Observatoire des inégalités présentent les cinq principaux leviers d’action des communes contre les inégalités.
  1.  Fiscalité locale : des inégalités entre communes
  2. Services publics municipaux : égalité d’accès et tarification équitable
  3. Logements sociaux : attribution juste et mixité sociale
  4. Action sociale des communes : répondre au plus près aux besoins
  5. Communes employeurs : balayer d’abord devant sa porte

samedi 5 avril 2014

Modèle contributif et production

Source : Blog Y Rumpala

  1. Article 1 : Un modèle contributif de type wikipédia peut-il être étendu à des productions matérielles ?
À partir de ces deux champs d’expérimentation et pour apprécier les conditions de possibilité d’une forme matérielle de « production entre pairs sur la base de communs », les trois billets qui vont suivre reprendront les trois angles précédents. Il s’agira d’abord de montrer que, pour des biens matériels, des dispositions d’esprit désintéressées sont aussi envisageables et qu’elles peuvent s’exercer vers des activités productives en enclenchant des formes de travail propres (1). Seront ensuite analysés les rapports sociaux et formes de coordination qui peuvent les faciliter et les aider à se déployer (2). En reconnectant (évolution du) travail et (évolution des) systèmes productifs, nous terminerons en donnant des éléments pour évaluer les voies alternatives et les potentialités que ce type d’activités productives semble ouvrir dans l’ordre socio-économique, notamment en fournissant de nouvelles capacités et ressources pour les conditions d’existence des individus et des groupes (3).
  1. Suite : Contributions volontaires et facteurs d’intéressement à une (co)production entre pairs
La contribution désintéressée à un projet collectif renvoie à un type d’activité particulier qui suppose certaines dispositions d’esprit. Il faut donc un minimum de concordance entre des valeurs ou de compatibilité entre intérêts. Pour cette raison, il est d’abord utile de revenir sur les intentions portées dans ces projets collaboratifs, pour comprendre comment des subjectivités peuvent s’y investir et comment des motivations peuvent être entretenues...

POUR QUE VOTRE VILLE SOIT BIO ET SANS PESTICIDES

Source : Bio Consomacteurs

Bio Consom'acteurs et d'autres organisations de la société civile lancent une campagne de mobilisation citoyenne sur l’utilisation des pesticides et l’introduction de la bio dans les communes. Tous les citoyens sont appelés à interpeller les candidats aux élections municipales de mars prochain, afin de les pousser à s’engager vers le zéro phyto et le 100% bio.

Lire l'article 

Les cartes des villes
http://www.villes-et-villages-sans-pesticides.fr/
http://www.villes-et-villages-bio.fr/
 




0 phyto 100% bio - le tutoriel par CclesEngraineurs

Il n'y aura pas de barrage !

Enfin, ça marque des points, quoi...

Source : Collectif Tant qu'il y aura des bouilles

Nouvelles du jour :
Info Bouilles Arc en Ciel !!
Victoire !
Nous avons remporté une première bataille ! Carcenac reporte les travaux de 6 mois minimum et les remet fortement en cause.
De plus, la préfecture s'engage à ne pas expulser avant 10 jours.
L'AG de dimanche est capitale pour discuter de la suite des évènements et de l'avenir de la zone...

ET

Nous vous convions à nous rejoindre sur le site du Testet les 26 et 27 avril, pour fêter avec nous le Printemps de Sivens.
Au programme : des ateliers de découverte, concerts, danses, marches, activités de construction…







vendredi 28 mars 2014

Autisme

J 'avais déjà lu la même info à propos du Canada. C'est juste hallucinant, et le silence autour de ça aussi... maladies de civilisation ?

Source : JDLE

Nouvelle hausse de l’autisme aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, la prévalence d’autisme atteint un nouveau sommet, avec un enfant sur 68 atteint à l’âge de 8 ans, selon des chiffres 2010 révélés jeudi par les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

Compostage: les meilleures pratiques des collectivités

Source : JDLE

Alors que le compostage des déchets reste marginal en France, comme au sein de l’UE, l’association européenne ACR+ vient de publierune étude décryptant les solutions à la portée de toutes les collectivités, en fonction de leurs coûts et de leurs résultats. Mode d’emploi.
L’enquête d’Eurostat publiée en début de semaine l’a rappelé. Le compostage reste faible dans l’Hexagone, ne touchant que 16% des déchets municipaux. Pour rejoindre ses voisins européens, comme l’Autriche (34% compostés), les Pays-Bas (26%) ou la Belgique (21%), la France a pourtant l’embarras du choix.

L’étude d’ACR+[1] décrypte les 6 formules favorisant ce mode de traitement, depuis le composteur de la cuisine jusqu’à la collecte séparée dans l’agglomération. Un mode d’emploi destiné avant tout aux collectivités, qui ont définitivement les cartes en main pour réduire l’enfouissement des déchets organiques sur leur territoire.

UN EUROPÉEN EN PRODUIT 200 KG PAR AN
Selon les régions, les déchets alimentaires et les déchets verts pèsent de 22 à 49% du poids des poubelles municipales. Dans les régions méditerranéennes, où l’alimentation est plus riche en fruits et légumes, les emballages et les encombrants moins nombreux, cette part peut même atteindre 70% des poubelles.

En moyenne, les déchets organiques représentent 37% des déchets municipaux européens [2]. Un Européen en produit en moyenne 200 kilogrammes chaque année (entre 30 et 90 kg de déchets alimentaires, le reste étant constitué de déchets verts).

Collectée et traitée, cette manne permet pourtant de réduire les émissions de GES (en détournant les volumes enfouis), pour un coût évalué par ACR+ entre 40 et 178 euros la tonne (valeur médiane 82 €/t). A noter que la gestion des déchets alimentaires s’avère plus élevée que celle des déchets (70 €/t contre 31 €/t).

A LA MAISON OU DANS LE QUARTIER?
Facile et rapide à mettre en place, le compostage domestique ou de proximité a déjà été choisi par de nombreuses collectivités. Ici, une collectivité distribue gratuitement des composteurs aux familles et les sensibilise. Ailleurs, un composteur collectif est géré à l’échelle d’un quartier, d’un village, d’un immeuble. Un phénomène en pleine expansion en France, avec au moins 200 collectivités selon le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid). Ce déploiement reste encore loin des performances réalisées en Allemagne, en Belgique ou en Autriche.

Le compostage à domicile permet de capter de 50 à 162 kg par habitant et par an de déchets alimentaires et de 22 à 73 kg/hab/an de déchets verts. Une solution particulièrement bon marché, puisque le coût médian s’élève à 32€/t. Plus cher, le compostage partagé revient à environ 93€/t, selon ACR+.

Dans la région des Flandres, par exemple, 42% des foyers sont aujourd’hui équipés d’un composteur à domicile. 67% d’entre eux bénéficient par ailleurs d’une collecte sélective de biodéchets. Résultat: environ 100.000 t de déchets sont détournés, chaque année, des décharges et des usines d’incinération.

LES DÉCHETS VERTS MIS À PART
La collecte et le compostage municipal des déchets verts permettent aussi de réduire l’enfouissement. Pour un coût compris entre 36 €/t et 70 €/t (compostage compris), cette activité permet de détourner de 60 à 90 kg/hab/an de déchets organiques.

A Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne, environ 1.650 t de déchets verts provenant de jardins publics et professionnels sont collectés chaque année. Le compost, qui comporte moins d’1% d’impuretés, est ensuite vendu aux jardineries. Cette solution, qui vise des déchets spécifiques, peut être associée au développement du compostage domestique.

LES ÉTABLISSEMENTS SE MOBILISENT
Troisième formule: le compostage institutionnel. Il s’agit des installations déployées au sein des écoles, universités, hôpitaux, hôtels, restaurants, commerces et marchés alimentaires. Les collectes varient fortement selon les acteurs: jusqu’à 3 t par employé et par an pour les restaurants, ou jusqu’à 800 t/an pour les commerces.

Logiquement, les coûts font aussi le yo-yo (entre 55€/t et 237 €/t) avec une valeur médiane de 94€/t. Comme pour le compostage domestique, environ 72% des déchets alimentaires peuvent y être compostés. Les déchets de viandes, de poissons, les graisses et les liquides en sont exclus.

De nombreuses initiatives existent en Europe. L’école suédoise Folkhogschool, servant 400 repas par jour, composte désormais 13,5 t de déchets organiques par an (coût de l’investissement: 13.000 €).

Une formule alternative lui est associée: le compostage hors-site. Dans ce cas, l’établissement recourt aux services d’une entreprise extérieure ou d’une collecte municipale, pour un coût logiquement plus élevé, de 152 €/t. C’est le choix opéré par 4 écoles d’Alban (Tarn), dont les déchets alimentaires sont collectés par le syndicat intercommunal puis sont envoyés dans une installation de compostage.


LA COLLECTE SÉPARÉE GÉNÉRALISÉE AU SEIN D’UNE COLLECTIVITÉ
Comme de nombreuses associations environnementales -dont le Centre d’information indépendante sur les déchets-, ACR+ préconise la collecte séparée de biodéchets. Efficace pour réduire largement l’enfouissement des déchets organiques, elle permet de diminuer les émissions de GES tout en favorisant la production d’un compost de qualité pour les terres agricoles.

Ce dispositif permet de collecter de 25 à 145 kg/hab/an de déchets organiques pour un coût oscillant entre 79 et 272 €/t, et une médiane de 152 €/t. Rarissime en France (elle ne concerne que 3% de la population, dont l’agglomération de Pau), elle a souffert du développement du tri-mécano-biologique (TMB), pourtant générateur de compostats riches en métaux lourds, en verre et en matières plastiques. ACR+ rappelle que le TMB se résume encore trop souvent en «un pré-traitement avant l’enfouissement». Son coût reste d’ailleurs élevé: entre 140 et 197 €/t.

Ailleurs en Europe, la collecte sélective des biodéchets a changé d’échelle. Environ 74% des municipalités espagnoles l’ont adoptée, comme près de 60% des ménages allemands, environ 80% des foyers autrichiens, et 53% des familles britanniques.

Convaincante, ACR+ observe que la mise en place d’une collecte séparée des biodéchets n’augmente pas les dépenses de la collectivité lorsqu’elle réduit la collecte des ordures résiduelles. En résumé: les ménages doivent aussi jouer le jeu, en triant leurs biodéchets à la source.



[1] Association des villes et des régions pour le recyclage et l’utilisation durable des ressources
[2] L’étude est basée sur l’UE à 15

Pièces et main d'oeuvre

Source : Pièces et main d'oeuvre

Le mensuel La Décroissance publie dans son édition de mars 2014 un entretien avec Pièces et main d’œuvre, nous donnant ainsi l’occasion de répondre aussi précisément et complètement que possible à des questions souvent débattues. Qu’est-ce que la « société de contrainte » et quelles sont les caractéristiques du « techno-totalitarisme » ? Avons-nous déjà basculé dans cette organisation totale sous emprise technologique ? L’accélération technologique ne reçoit-elle pas l’adhésion enthousiaste de la société ? N’y-a-t-il pas une épidémie de servitude active et volontaire au techno-totalitarisme ? Les ultimes résistances à l’artificialisation ne sont-elles pas franchies, ouvrant ainsi la voie à l’homme-machine promu par les « transhumanistes » ? Quel sens garde le clivage droite-gauche face au parti unique de « l’innovation », de la recherche et du développement ? Quelle est aujourd’hui la classe dirigeante ? Qu’est-ce que la technocratie et quel parti la représente ? Que penser de la fuite en avant dans les « green technologies », le « Green New Deal » et le « capitalisme vert » ? Les courants luddites sont-ils voués à l’isolement ou gagnent-ils en audience ? Peut-on encore s’extraire de la technosphère et comment résister à l’emprise technologique ? Que peut « la décroissance » comme mouvement et comme stratégie ? Etc.
Nous publions ici l’entretien intégral (à télécharger ci-dessous). Le numéro de mars 2014 de La Décroissance est toujours en vente chez les marchands de journaux et au siège de la rédaction :
La Décroissance, 52 rue Crillon - BP 36003 – 69411 Lyon cedex 06 www.ladecroissance.net ou 04 72 00 09 82

Lire l'article complet : Entretien avec La Décroissance (intégral) Version prête à circuler 191 ko


jeudi 27 mars 2014

Livre : Commun

Source : Editions La Découverte

Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.
Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des « communs » contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.
Cette émergence du commun dans l'action appelle un travail de clarifi cation dans la pensée. Le sens actuel du commun se distingue des nombreux usages passés de cette notion, qu'ils soient philosophiques, juridiques ou théologiques : bien suprême de la cité, universalité d'essence, propriété inhérente à certaines choses, quand ce n'est pas la fin poursuivie par la création divine. Mais il est un autre fil qui rattache le commun, non à l'essence des hommes ou à la nature des choses, mais à l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est « commun », réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution.

Asservissons les robots, libérons les pauvres

Bon à part la question des ressources et de l'énergie pour toutes ces machines... l'hypothèse a le mérite de poser la question du travail et de la répartition des revenus.

Source : revenudebase.info

Pour Martin Wolf, célèbre éditorialiste du Financial Times, il est temps de changer radicalement de modèle économique pour faire face à l’émergence d’une nouvelle économie dominée par l’accélération de l’automatisation du travail et les inégalités qu’elle entraîne.

Article initialement publié sur le Financial Times, traduit par Le Monde.fr
En 1955, Walter Reuther, président du syndicat américain des ouvriers de l’automobile, racontait sa visite dans une usine du groupe Ford. Désignant les robots, son accompagnateur lui avait demandé comment il s’y prendrait pour que ces machines versent leur cotisation au syndicat. « Et vous, comment allez-vous les convaincre d’acheter des Ford ? », répliquait M. Reuther. L’automatisation n’est pas une nouveauté. Pas plus que le débat sur ses conséquences.
Le problème est que la généralisation des technologies de l’information entraîne une inégalité croissante des revenus. Or la technologie pourrait, à terme, occuper une place bien plus importante.
Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, auteurs de The Second Machine Age (paru en janvier aux Etats-Unis), affirment qu’elle favorisera la prospérité de tous mais qu’elle modifiera la répartition des opportunités, d’une part, entre travailleurs et, d’autre part, entre travailleurs et détenteurs de capitaux.
Selon un récent article des chercheurs Carl Frey et Michael Osborne de l’université britannique d’Oxford, l’automatisation pourrait mettre en péril 47% des emplois américains. Au cours des prochaines décennies, « la plupart des ouvriers du secteur du transport et de la logistique, une grande partie des employés de bureau et des personnels administratifs en bas de l’échelle, mais aussi les ouvriers du secteur de la production risquent d’être remplacés par du capital informatique ».

Inégalités exacerbées

En outre, « dans un avenir proche, l’informatisation va surtout détruire des emplois peu qualifiés et faiblement rémunérés. En revanche, les emplois hautement qualifiés et à forte rémunération seront les moins susceptibles d’être remplacés par du capital informatique ». Ce qui exacerbera encore les inégalités.
Jeffrey Sachs (université Columbia, New York) et Laurence Kotlikoff (université de Boston, Massachusetts) affirment même que la hausse de la productivité pourrait dégrader la situation des futures générations. Le remplacement des ouvriers par des robots pourrait réorienter les revenus des premiers vers les propriétaires des robots, dont la plupart seront à la retraite et épargneront moins que les jeunes.
Cela diminuera l’investissement dans le capital humain, car les jeunes n’auront plus les moyens de le financer, mais aussi dans les machines, en raison de la diminution de l’épargne dans ce type d’économie.
L’argument selon lequel une hausse de la productivité potentielle dégraderait durablement la situation de tous est astucieux. Mais d’autres possibilités me paraissent plus plausibles : les licenciements d’employés pourraient provoquer un choc d’ajustement de grande ampleur ; les salaires des personnels non qualifiés pourraient chuter bien en dessous du minimum socialement acceptable ; conjugués à d’autres technologies, les robots pourraient rendre la distribution des revenus bien plus inégalitaire qu’elle ne l’est déjà.

Redistribuer revenus et richesses

Alors, que faire ? Mieux former ? La formation n’est pas une baguette magique, ne serait-ce que parce que nous ignorons quelles aptitudes seront requises dans trente ans. En outre, même si la demande de services de savoir créatifs, entreprenants et de haut niveau devait croître dans les proportions nécessaires, ce qui est déjà hautement improbable, penser que nous deviendrons tous des « happy few » (« d’heureux privilégiés ») relève du pur fantasme.
En revanche, nous devons reconsidérer notre conception des loisirs. Longtemps les plus riches ont vécu une vie oisive aux dépens des masses laborieuses. L’émergence des machines intelligentes permettra à un nombre infiniment plus grand de gens de mener une telle existence sans pour autant exploiter autrui.
Le puritanisme triomphant d’aujourd’hui est révulsé à la perspective d’une telle inactivité. Eh bien, dans ce cas, laissons les gens s’amuser «activement» ! Sinon, dans quel but aurions-nous réalisé l’accroissement considérable de la prospérité générale ?
Surtout, il faudra redistribuer revenus et richesses. Cela pourrait prendre la forme d’un revenu de base versé à tout adulte, auquel s’ajouterait un financement de périodes de formation à tout âge de la vie. Les fonds pourraient provenir de taxes sur les pratiques nocives (la pollution…) ou sur les locations (dont celles des terrains et, surtout, de la propriété intellectuelle).
Les droits de propriété sont une création sociale. Le fait que seule une minorité infime soit en mesure de profiter massivement des nouvelles technologies doit être remis en cause. L’État devrait ainsi recevoir automatiquement une part des revenus de la propriété intellectuelle qu’il protège.
Enfin, au cas où les suppressions d’emplois non qualifiés s’accéléreraient, il faudra faire en sorte que la demande croisse proportionnellement à la hausse potentielle de l’offre. Si nous réussissons, beaucoup d’inquiétudes liées à la pénurie d’emplois disparaîtraient. Il est vrai qu’au vu de notre incapacité à y parvenir depuis 2007, cette possibilité est incertaine. Mais nous pourrions faire mieux.
L’émergence des machines intelligentes doit nous permettre de vivre une meilleure existence. Cela dépendra de la façon dont les profits seront distribués. Il peut en résulter une infime minorité de gros profiteurs et une multitude de perdants. Mais l’avènement d’un tel techno-féodalisme n’est pas fatal. Ce n’est jamais la technologie qui dicte les résultats, ce sont les institutions politiques et économiques. Si celles dont nous disposons ne donnent pas les résultats souhaités,nous devons en changer

Climat : De l’eau et du feu pour le XXIe siècle

Rien de neuf d'un certain point de vue, mais bon quand c'est une source aussi bien documentée, c'est intéressant quand même.


Source : JDLE
Le Giec s’apprête à publier une synthèse du second tome de son 5e rapport d’évaluation. Une semaine avant sa sortie officielle, le JDLE vous en livre les principaux enseignements.
On ne pourra décidément plus dire qu’on ne savait pas. Depuis quelques semaines, une version quasi définitive du résumé pour les décideurs du second tome du 5erapport d’évaluation du Giec[1] circule sur internet et dans la presse anglo-saxonne. Rien d’étonnant à cela. Depuis l’automne, le texte est consulté et annoté par des centaines d’experts, de relecteurs, de diplomates, etc. Rédigée par un groupe d’auteurs de l’organisation onusienne, cette synthèse (29 pages, alors que le rapport en fera près d’un millier) doit être validée par les gouvernements avant d’être publiée le 31 mars. D’où de nombreux échanges. La version qu’a consultée le JDLE a été établie le 28 octobre dernier. Les corrections finales devraient être minimes.
SUR QUOI PORTE LE SECOND TOME DU 5E RAPPORT?
Comme son titre l’indique, cette seconde partie du 5e rapport d’évaluation traite des conséquences des changements climatiques, de l’adaptation et de la vulnérabilité de nos sociétés aux colères du climat, tout au long du XXIe siècle. Il est publié 6 mois après le premier tome, qui présentait l’état de la science climatique. Il sera suivi, le 13 avril, par la publication du résumé du rapport du troisième groupe de travail du Giec, dédié aux politiques et mesures pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (l’atténuation).
QUELS SONT LES RISQUES AVÉRÉS À TERRE?
Il y a deux façons de lire le rapport du groupe 2: par risque et par région du monde. Côté risques, le gros des préoccupations des politiques devra porter sur l’eau. Selon le niveau de réchauffement[2], le nombre de terriens susceptibles de subir de fortes inondations variera du simple au triple. Voilà pour les régions tempérées. Dans les zones les plus sèches, c’est la fréquence des périodes de sécheresse qui augmentera. «Chaque degré supplémentaire devrait réduire de 20% les ressources en eau», estiment les auteurs. Pas rassurant si l’on garde à l’esprit que la population mondiale pourrait croître de moitié d’ici la fin du siècle.
Moins d’eau et plus d’habitants sont les deux premières variables de l’équation de l’insécurité alimentaire. Les climatologues estiment que les rendements des grandes cultures (riz, blé, maïs) pourraient diminuer de 2% par décennie. Parallèlement, la demande mondiale devrait progresser de 14% par décennie jusqu’à la moitié du siècle. Difficile à gérer.
QUELS SONT LES RISQUES POUR L’ENVIRONNEMENT MARIN?
Sous les effets conjugués du réchauffement, de l’acidification, des pollutions et de la surpêche, l’écologie marine va au-devant d’un grand bouleversement. Nombre d’espèces tropicales vont quitter leurs eaux surchauffées pour gagner des latitudes plus fraîches. D’ici la fin du siècle, le potentiel de capture de poissons pourrait baisser de moitié dans les eaux de la bande équatoriale ainsi que dans l’océan Antarctique. Les écosystèmes polaires et coralliens devraient particulièrement souffrir de l’acidification croissante des eaux marines.
BON POUR LA SANTÉ, LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES?
Pas vraiment. Le réchauffement accroîtra la prévalence des maux que nous connaissons déjà: les affres de la pollution atmosphérique urbaine, par exemple. Selon les régions, les populations subiront les effets sanitaires de vagues de chaleur, plus fréquentes et plus intenses, des incendies de forêt (on l’a vu en Russie, lors de l’été 2010) ou de la malnutrition. Dans d’autres régions, les travaux en plein air (agriculture, pêche, BTP) deviendront difficiles, voire impossibles, en raison des températures trop élevées.
RISQUES ET STRATÉGIES D’ADAPTATION
En Afrique, la première des conséquences des changements climatiques est la réduction de la pluviométrie. Pour y faire face, les auteurs du Giec recommandent la plantation de cultures sobres, le développement de l’irrigation raisonnée, le renforcement de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement.
Les mêmes causes ne produiront pas forcément les mêmes effets partout. En Europe, l’eau aura plutôt une fâcheuse tendance à inonder. La faute à un changement de régime des précipitations, à la montée du niveau de la mer, ainsi qu’à l’urbanisation des zones… inondables. Les effets inverses toucheront les régions méridionales du Vieux monde. Au nord, on multipliera donc les ouvrages de défense contre l’eau. Au sud, on mettra en œuvre des technologies sobres en eau, notamment pour l’irrigation et la production d’énergie. On améliorera aussi la résilience des villes.
Eau et chaleur frapperont aussi l’Asie. La fonte des glaciers, le changement de régime des moussons et, toujours, la montée du niveau de l’océan augmenteront sensiblement le risque d’inondation dans les zones urbaines et sur les côtes. Les scientifiques alertent par ailleurs sur les conséquences des canicules, notamment dans les zones urbaines riches en îlots de… chaleur.
Curieusement, alors que l’Australie bat régulièrement ses records de chaleur estivale, c’est l’eau qui semble être la principale menace pour l’île-continent et les autres régions de l’Australasie. L’Australie et la Nouvelle-Zélande seront fréquemment les proies de fortes inondations. De même, les zones côtières des deux pays seront régulièrement grignotées par la montée du niveau de l’océan. Sous la surface du Pacifique et de l’océan Indien, la grande barrière de corail pâtira du réchauffement et de l’acidification de l’eau, réduisant d’autant la biodiversité marine régionale.
En Amérique du Nord, la montée du mercure du thermomètre renforcera fortement le risque d’incendie de forêt. Dans les villes, les populations les plus vulnérables subiront les affres des canicules. A moins, comme le conseillent les auteurs, d’ouvrir des cooling centers. L’augmentation du risque de fortes inondations est hautement probable, notamment le long des côtes.
Les glaciers sont l’une des principales sources d’approvisionnement en eau de nombreux pays d’Amérique centrale et du Sud. Or, avec leur recul rapide, l’accès à l’eau dans les régions les plus arides va devenir problématique, estiment les rédacteurs. Les scientifiques annoncent aussi une réduction des rendements agricoles de la région.
INVIVABLE, LA TERRE?
Invivable, la terre de la fin du XXIe siècle? Pas encore. Nous sommes encore à la croisée des chemins, soulignent les auteurs du Giec. A supposer que nous allégions très sensiblement notre empreinte carbone, nous pouvons espérer stabiliser le réchauffement sous la barre des 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Et réduire ses conséquences. «La réduction des émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines décennies peut substantiellement diminuer les risques liés aux changements climatiques dans la seconde moitié du siècle», confirment les chercheurs. Ils ne seront toutefois pas nuls. D’où l’importance de commencer à nous y préparer. Les plus récentes études suggèrent que les pays en développement (les plus vulnérables) doivent investir près de 100 milliards de dollars (72,4 Md€) par an pour s’adapter aux effets du réchauffement. C’est ce que les pays du Nord leur ont promis à partir de 2020. Il n’est pas certain qu’ils tiennent leurs engagements.

Jardin forêt, permaculture et...


Réseau des fermes expérimentales en agroécologie

Ferme biologique du Bec Hellouin

La Pâture es Chênes

Liste de lecture Youtube sur la Permaculture

Prisedeterre

L'arpent nourricier


Générateur sphérique d'énergie solaire

Rawlemon

Sobriété, efficacité, renouvelables : 2 lentilles, de l'eau, un PETIT panneau
ça parait pas bête...


Rawlemon Générateur Sphérique d'Energie Solaire from Rawlemon on Vimeo.

jeudi 20 mars 2014

Dissonance cognitive et zone de confort

Une bonne vidéo sur l'histoire de "la dissonance cognitive" qui bloque tout le monde aujourd'hui...


C'est pour cela qu'un revenu inconditionnel permettrait de débloquer l'étau des possibles et que le droit à l'expérimentation sociale devrait être promu...

Révolution Village

Source : Village Magazine

Vivrions-nous de la même manière si nous habitions un petit village ?

Cette question, c’est le point de départ de mon livre. Imaginez un peu un village où vous habiteriez, et où vous auriez toujours vécu. Un village où vous travailleriez, où vous mangeriez, où vous dormiriez, où vous vous amuseriez aussi. Tous les jours. Un village où vous connaîtriez tout le monde et où tout le monde vous connaîtrait. Imaginez l’espace d’un instant…

Et bien ce village, nous y vivons déjà tous. Nous le connaissons tous. Mais nous n’osons pas le vivre vraiment. Alors qu’il est la clé de la plupart des problèmes de notre époque. Alors qu’il peut apporter des réponses aux questions que chacun se pose. Car le village, ce n’est pas un lieu. C’est une manière de voir le monde, de vivre mieux et de changer les choses.

Révolution Village en est le petit manifeste, à lire et à partager autour de soi.

http://www.revolutionvillage.org/#livre-libre-de-droits  

Non violence

Je les avais pas partagées ici... 2 vidéos de Benasayag autour du sujet :

De la différence entre légitimité et légalité


 "Eloge du conflit" - Le conflit comme source de la vie

dimanche 16 mars 2014

La démocratie directe contre la « démocratie représentative » (1/2)

Source : collectiflieuxcommuns.fr

Ce texte fait partie de la brochure n°20, "Démocratie directe : Principes, enjeux, perspectives - Première partie : Contre l’oligarchie, ses fondements politiques, sociaux et idéologiques".

 Introduction générale

- Donner sa voix ou prendre la parole

- Élections 2012 : l’oligarchie change de visage

- Le gouvernement représentatif contre la démocratie directe - Ci-dessous

- Les justifications théoriques de l’oligarchie - Bientôt disponible...

Sa sortie a fait l’objet d’une réunion publique en juin 2013, dont le compte-rendu est en ligne.

Ce texte [1] a pour objet de montrer ce qui sépare le système politique existant, appelé « démocratie représentative », de ce que pourrait être une véritable démocratie. Il se divise en quatre parties. Dans la première, nous constatons que les régimes politiques actuels sont hybrides et que ce sont leurs traits non démocratiques qui l’emportent sur leurs traits démocra­tiques. Dans les parties suivantes, nous voulons montrer que cette situation n’est pas un hasard, mais bien l’aboutissement à la fois logique et historique d’un régime bicentenaire qui n’a fait qu’aggraver les périls depuis une cinquantaine d’années. Enfin, dans la quatrième partie, nous précisons l’héritage sur lequel pourrait, selon nous, se fonder un régime réellement démocratique.

Lire l'article